La pédo-psychiatrie n’a plus de budget animations
The Autism News | Français
Une seule animation est financée pour l’année prochaine sur onze prévues initialement. La faute à un désengagement du CHU et de ses partenaires.
LA médecine est une science. Soigner les malades, les prendre en charge, ne passe pas que par des interventions chirurgicales ou des traitements médicamenteux. Non, les ateliers et autres animations sont d’une très grande importance dans le dispositif de progression de certains malades. Cela leur permet de s’évader un peu des chambres où ils restent la plupart du temps. C’est particulièrement le cas pour l’hôpital de jour qui accueille, chaque matin, une dizaine d’enfants et d’adolescents dont les âges varient entre 12 et 18 ans. C’est d’ailleurs la seule unité de la région de ce type. Une des seules du grand Est de la France. Ce qui, encore l’année passée, constituait une richesse indéniable et un soutien pour les parents d’enfants autistes ou psychotiques, a pris du plomb dans l’aile. La conséquence d’une décision de la direction du CHU.
Financement partiel
« Les ateliers d’animations proposés aux enfants que nous recevons, que ce soient des activités de piscine, des sorties dans des centres équestres ou des découvertes des arts du cirque, étaient financés, l’année passée, à moitié par le CHU et par d’autres financeurs comme l’ARS (l’agence régionale de santé), la Drac (direction régionale des affaires culturelles) ou encore l’association des Pièces jaunes. Cette année, le CHU s’est totalement désengagé, laissant les financeurs associatifs avec les animations à financer seuls. Ils n’ont pas suivi. Conclusion : sur onze projets prévus l’année prochaine, un seul sera maintenu. Ce sont les enfants qui vont payer », confie Laurent Renard, délégué syndical CFDT et infirmier à temps partiel dans ce service.
Mieux encore, la direction du CHU a laissé, durant de nombreuses semaines, les personnels du service de pédo-psychiatrie monter des dossiers, imaginer de nouvelles animations afin de motiver les demandes d’aides avant « d’oublier purement et simplement d’envoyer les dossiers complétés. On nous a laissé tomber », reprend un des six personnels du service de pédo-psy, qui craint légitimement pour l’avenir.
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