Autisme : vers une plus grande accessibilite aux services
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À l’occasion du lancement des lignes directrices sur l’évaluation des troubles du spectre de l’autisme (TSA), le Collège des médecins du Québec et l’Ordre des psychologues du Québec soulignent l’importance de l’intervention précoce auprès des enfants aux prises avec un TSA. Les lignes directrices font état de la possibilité, pour les médecins et les psychologues, de livrer des conclusions provisoires sur la présence d’un TSA en s’appuyant sur une démarche rigoureuse. Ces conclusions provisoires devraient permettre d’accélérer l’accès aux services spécialisés.
Pour conclure à la présence de TSA, les médecins et les psychologues doivent généralement collaborer avec différents professionnels, que ceux-ci soient regroupés en équipe multidisciplinaire (réelle ou virtuelle) ou en équipe interdisciplinaire. C’est le fruit du travail multidisciplinaire ou interdisciplinaire qui permet d’identifier la présence de TSA, de considérer la possibilité d’autres problématiques ou troubles et d’établir un portrait fonctionnel de l’enfant. Par exemple, la contribution d’un orthophoniste permet de prendre en compte d’éventuelles problématiques langagières, celles-ci pouvant être à l’origine des difficultés de l’enfant ou encore associées aux TSA. Par ailleurs, il n’est pas toujours requis de se rendre au bout de cette démarche pour identifier avec une relative certitude la présence de TSA. Pour un bon nombre d’enfants, il y a peu d’équivoque quant à la présence de TSA. L’histoire du développement de l’enfant, bien documentée, de même que l’observation systématisée et rigoureuse de ses comportements suffiront au médecin ou au psychologue pour livrer une conclusion dite alors provisoire; les services nécessaires pourront être offerts sans attendre que la démarche évaluative soit complétée.
« Nous savons que les médecins de famille qui suspectent la présence d’un TSA voient leur hypothèse se confirmer 9 fois sur 10. Donner un diagnostic provisoire n’a rien de préjudiciable. Le préjudice, c’est plutôt de laisser les enfants dont on suspecte le TSA à eux-mêmes, sans service », affirme le D(r) Charles Bernard, président du Collège des médecins. La présidente de l’Ordre des psychologues, M(me )Rose-Marie Charest, souligne que l’accessibilité à l’évaluation du TSA a fait des pas de géant ces dernières années avec la modification des directives administratives du réseau de la santé et du réseau de l’éducation, directives qui ouvrent l’accès aux services aux enfants et aux adolescents chez qui le psychologue a identifié la présence de TSA. Il est à souhaiter que cet accès s’ouvre également lorsque médecins et psychologues livrent des conclusions cliniques provisoires. « On sent que les enfants sont au c?ur des préoccupations », ajoute M(me) Charest.
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