A voir. Presque 2 heures de vidéo, mais très interessant.
Les mystères du cerveau. Émission France 3 ” Le monde d’après “.
L’organe le plus important du corps humain est en passe de livrer une partie de ses mystères, avec les espoirs et les risques de manipulations que cela implique. Au sommaire : La révolution du cerveau. – Mystères sous un crâne. – Daniel Tammet, le poète des nombres. – L’IRM, nouveau détecteur demensonges ? Bousculant les certitudes de la science, les récentes découvertes sur la plasticité du cerveau ouvrent des perspectives médicales infiniment prometteuses. La connaissance du cerveau a progressé lentement tout au long du XXe siècle. Retour sur quelques croyances du passé et exemples d’expérimentations. Grâce à certaines connexions atypiques dans son cerveau, cet autiste a pu mémoriser plus de 22 514 décimales de Pi. Rencontre. Zoom sur une méthode qui a fait son entrée dans les cours de justice américaines, prétendant juger la culpabilité d’un accusé en analysant son cerveau.
Le cerveau est de loin l’organe le plus complexe du corps humain, et aussi le plus essentiel – d’ailleurs, il consomme à lui seul environ 20 % de l’oxygène respiré, et de l’énergie alimentaire ingérée. Un organe dont la construction est si difficile qu’elle dure très longtemps. Contrairement à tous les autres mammifères, nous naissons avec un cerveau inachevé, et sa réorganisation se poursuit tout au long de l’existence : jusqu’aux âges les plus avancés, de nouveaux neurones repoussent et, surtout, de nouvelles connexions neuronales s’établissent, en fonction des besoins. Car cet organe est d’une infinie plasticité – étant capable de créer des circuits qui, tels des déviations routières, évitent une zone perturbée pour rétablir une fonction essentielle.
L’un des reportages diffusés dans l’émission nous montre une expérience de « cécité artificielle », menée sur des étudiants volontaires : après avoir été privés de la vue par un bandeau opaque, il ne leur a pas fallu plus de cinq jours pour bénéficier d’une augmentation spectaculaire de leur sensibilité tactile. Autrement dit, grâce à sa neuroplasticité, le cerveau de ces cobayes a vite « transféré au bout de leurs doigts un recueil d’informations normalement dévolues à la rétine ».
Avec tous ses mystères qui subsistent, et ses propriétés étonnantes, le cerveau méritait donc bien l’attention de Franz-Olivier Giesbert et de l’émission « le Monde d’après » : lorsqu’on aura percé les secrets de nos neurones, le monde ne sera plus jamais comme avant – et le projet mirobolant d’une expédition sur la planète Mars, comparé à un pareil défi, fait assurément piètre figure. Pour le moment, « nos connaissances sur le fonctionnement du cerveau peuvent être estimées à environ 5 % », dit un spécialiste prudent. Notre stupéfiante matière grise constitue donc un « continent » inconnu à 95 %. Or nous revenons de loin, car, voici peu, nous avons vécu dans l’illusion d’en savoir plus : les Noirs, les femmes, les délinquants, les fous… se caractérisaient par un cerveau mal fichu, et surtout d’une taille jugée inférieure. C’était autour des années 1900, lorsque tout paraissait plus simple… et que l’on exhibait des « sauvages » dans les expositions coloniales.
Author: Annaba Autisme (YouTube)